À l’Alverne, frère Léon contemple un petit parchemin près d’une lampe tandis que François prie parmi les rochers froids
← Archives des écrits

Livre V · Les écrits · Manuscrit 10

Les Louanges au Dieu Très-Haut

À l’Alverne, un seul feuillet reçut deux prières : sur une face, une cascade de noms pour Dieu ; sur l’autre, la bénédiction gardée par frère Léon.

Un feuillet possède deux faces. Sur la chartula conservée à Assise, l’une porte les Louanges au Dieu Très-Haut ; l’autre, la bénédiction à frère Léon. Les annotations de Léon identifient le contexte de l’Alverne en septembre 1224.

Quand les adjectifs ne suffisent plus

La prière avance par une succession de noms : Dieu est saint, fort, grand, Très-Haut, roi, Trinité et unité, bien, amour, sagesse, humilité, patience, beauté, douceur, sécurité, repos, joie, espérance et vie éternelle.

Ce n’est pas une définition froide. Chaque parole ouvre une fenêtre et aucune ne prétend enfermer Dieu. La répétition « Tu es » transforme la théologie en respiration.

Les noms résonnent avec les psaumes, la liturgie et l’Écriture. François ne cite pas pour montrer son érudition. Les paroles priées pendant des années deviennent une louange personnelle.

La main qui écrivit

Le feuillet conserve l’écriture matérielle de François, avec ses traits, abréviations et irrégularités. Les spécialistes distinguent ses lignes des notes de Léon. Il s’agit d’un autographe exceptionnel.

Léon avait besoin de consolation. François écrivit pour lui la bénédiction de Nombres 6 et remplit l’autre face de louange. Le don unit deux mouvements : regarder entièrement Dieu et bénir une personne précise.

Cette chartula ne doit pas être confondue avec la Lettre à frère Léon, autre autographe conservé à Spolète.

Sources du manuscrit

  1. Prières de saint François — OFMLes Louanges parmi les textes authentiques.
  2. Basilique d’AssiseLa chartula conservée.
  3. Nombres 6Bénédiction donnée à frère Léon.