Certaines souffrances apparaissent dans le corps ; d’autres restent invisibles. Maladie, deuil, solitude, violence ou profonde tristesse peuvent laisser sans mots. Les phrases toutes faites — « il suffit d’avoir la foi » ou « tout arrive pour une raison » — peuvent rendre la personne encore plus seule.
Jésus n’a pas traité la douleur comme un spectacle. Il s’est approché, a écouté et rendu aux personnes leur place. Dans la parabole du bon Samaritain, la compassion devient soin concret et continuité.
D’où vient cette prière ?
Cette prière est un texte original inspiré de l’Évangile et de la spiritualité franciscaine. Elle n’est pas de saint François. Elle ne remplace ni médecin, ni psychologue, ni médicament, ni protection, ni service d’urgence. Chercher de l’aide n’est pas manquer de foi.
Prière pour ceux qui souffrent
Jésus plein de compassion,
toi qui n’es pas passé à côté de la douleur,
reste près de celles et ceux qui souffrent.
Assieds-toi auprès de la personne
qui a reçu une nouvelle difficile,
qui attend un examen,
porte un deuil,
se réveille dans la peur
ou ne sait plus expliquer ce qu’elle ressent.
Quand il n’y a pas de réponse,
donne-nous le courage de demeurer.
Quand nous ne savons pas quoi dire,
apprends-nous le silence qui accompagne.
Protège toute personne en danger.
Ouvre des chemins vers des soins sûrs,
les médicaments nécessaires,
la nourriture, le repos
et des professionnels compétents.
Soutiens aussi celles et ceux qui soignent :
qu’ils demandent de l’aide avant de s’effondrer
et n’oublient jamais le nom
derrière chaque dossier.
Là où il y a violence,
brise le silence qui emprisonne.
Si la souffrance se cache dans l’esprit,
enlève la honte de chercher de l’aide.
Donne-nous des mains prudentes,
des oreilles attentives
et la fidélité de revenir demain.
Rappelle-nous que toute personne
possède une dignité
que la douleur ne peut effacer.
Amen.
Prière originale du Portal São Francisco, inspirée de l’Évangile.
Comment prier cette prière
Demandez si la personne souhaite votre présence. Ne touchez pas son corps et ne racontez pas sa situation sans consentement. Après la prière, proposez une action : préparer un repas, accompagner à un rendez-vous ou demander « Qu’est-ce qui t’aiderait vraiment ? »
En cas de danger immédiat, de violence, de pensée suicidaire, de difficulté à respirer ou d’autre signe grave, contactez sans attendre une personne responsable et les services locaux de santé ou d’urgence.
Sources et pistes de lecture
- Luc 10 — le bon Samaritain.
- Fratelli tutti, 56–86 — devenir le prochain de la personne blessée.
- Samaritanus bonus — accompagnement et soin intégral.

