Un chant dans la langue du peuple
Le Cantique des créatures est un texte authentique de François, composé en ombrien plutôt qu’en latin. Les manuscrits l’ont transmis avec un espace destiné à une mélodie aujourd’hui perdue.
Les sources franciscaines situent sa composition près de Saint-Damien, lorsque François était malade et supportait difficilement la lumière. La louange ne naît donc pas d’une vie sans douleur.
Frère Soleil et sœur Eau
Le chant loue le Très-Haut avec frère Soleil, sœur Lune, frère Vent, sœur Eau, frère Feu et notre sœur mère la Terre. François n’adore pas la nature. Il reçoit chaque créature comme un don et découvre une famille fondée dans le même Créateur.
La formulation exacte de traductions modernes varie. Le texte ombrien demande une étude attentive ; cette page explique son mouvement sans prétendre remplacer une édition critique.
Pardon et mort
Une tradition ancienne relie une strophe sur le pardon à un conflit entre l’évêque et le podestat d’Assise. La scène exacte ne peut être reconstruite, mais la strophe appartient au cantique transmis.
Près de sa mort, François ajouta la louange par sœur Mort corporelle. Il ne nie ni douleur ni deuil. Il affirme que la mort ne sort pas de la création aimée de Dieu.
Une écologie de gratitude
Appeler l’eau sœur implique de ne pas la gaspiller ni la refuser aux pauvres. Appeler la terre mère engage à respecter ceux qui la cultivent et les peuples qui la protègent. Le cantique devient soin lorsque la gratitude touche nos choix.
Sources du manuscrit
- Cantique des créatures — OFMTexte parmi les écrits authentiques.
- *Laudato si’*Lecture contemporaine de la fraternité avec la création.

